Auvergne-Rhône-Alpes

Nos Jeunes Agriculteurs de l’Ain sous les Projecteurs : Quand la Politique Courtise la Terre !

todayjuin 5, 2026 3

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Nos Jeunes Agriculteurs de l'Ain sous les Projecteurs : Quand la Politique Courtise la Terre !

C’est un rendez-vous qui ne passe pas inaperçu chez nous, en Auvergne-Rhône-Alpes. Du 2 au 4 juin, Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, a été le théâtre du congrès national des Jeunes Agriculteurs (JA). Un événement majeur qui réunit la relève de notre monde agricole, mais aussi… une brochette impressionnante de personnalités politiques nationales. De Gabriel Attal à Marine Tondelier, en passant par Bruno Retailleau ou Aurélie Trouvé, ils étaient tous là, ou presque, à un an de la présidentielle. Un signe qui ne trompe pas sur l’importance de ce secteur.

Le ton était donné : l’agriculture est au cœur des enjeux, et les JA comptent bien peser. « On est bien conscient que nous sommes à un an de la présidentielle », assume Pierrick Horel, le président du syndicat. Au programme des débats : la souveraineté agricole, la place de l’Europe face aux accords commerciaux (Mercosur, Australie, Inde) jugés souvent inéquitables, et la protection de nos producteurs. Des questions brûlantes pour nos agriculteurs face à une concurrence mondiale parfois déloyale.

Mais toutes les attentions se portaient aussi sur la loi d’urgence agricole, examinée en parallèle à l’Assemblée nationale. Présentée comme un texte d’« apaisement » après les mobilisations hivernales, elle divise et suscite des attentes immenses. Si des « avancées concrètes » et même une « victoire syndicale » sont saluées sur certains points, le texte initial n’allait pas assez loin pour les JA, notamment sur l’accès à l’eau ou la protection des troupeaux contre le loup. Le contexte électoral a sans doute aidé à faire bouger les lignes.

Sur le terrain, nos agriculteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes ont des préoccupations bien concrètes. Dans les plaines de l’Ain et du Rhône, les projets de retenues d’eau pour l’irrigation (maïs, maraîchage, arboriculture) sont au cœur des discussions. La simplification des procédures est vue comme une opportunité, mais elle soulève aussi des craintes environnementales, surtout près des zones humides du Bugey ou de la Dombes. L’élevage est également un sujet clé, avec les projets d’agrandissement qui nécessitent des protections et des soutiens adaptés. Nos agriculteurs veulent des actes, pas seulement des promesses !

Écrit par: Seb Debollivier

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