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Lundi dernier, la cour criminelle du Bas-Rhin à Strasbourg a ouvert un procès qui s’annonce exceptionnel. Un ostéopathe de la région, Pierre G., y comparaît, accusé de viols et d’agressions sexuelles. Ce ne sont pas moins de 29 patientes qui se sont constituées parties civiles, marquant ainsi le début de dix jours d’audiences intenses.
Dès le premier jour, une ambiance particulière régnait. Les premiers bancs étaient réservés aux victimes, venues en nombre. « On est ensemble, on est unies », confie Kayla, l’une des plaignantes, soulignant la force de leur solidarité. Ce soutien mutuel est crucial face à la personnalité complexe de l’accusé, présenté par son entourage comme un professionnel « doué », exerçant à Eschau, près de Strasbourg.
Les faits reprochés sont graves. Tout a commencé avec une plainte en octobre 2020, dénonçant des gestes déplacés lors d’une consultation. Très vite, d’autres témoignages similaires ont émergé, évoquant des attouchements, voire des pénétrations, sans consentement, sous couvert de soins. « Il a passé sa main sous ma culotte », raconte Kayla, encore sous le choc, décrivant un instant de sidération où elle n’a pu réagir.
Placé en garde à vue fin 2021, Pierre G. a d’abord nié, puis reconnu certains gestes, mais en réfutant toute intention sexuelle. C’est la ligne de défense adoptée par son avocat : une « faute professionnelle » et non une agression. La cour aura la lourde tâche de démêler le vrai du faux dans cette affaire sensible qui secoue le Grand Est.
Écrit par: Seb Debollivier
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