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Une découverte incroyable à Lyon ! Sept carnets exceptionnels, témoins silencieux du XIXe siècle, viennent d’être restaurés. Ces pages jaunies révèlent plus de 800 tatouages, relevés sur des prisonniers, des soldats disciplinaires et même des prostituées. Un patrimoine unique, conservé à l’Université Claude Bernard Lyon 1, qui nous plonge dans l’histoire des populations marginalisées de l’époque.
Ancres, étoiles, symboles religieux… Chaque dessin, méticuleusement décalqué à l’aquarelle, raconte un destin oublié. Ces carnets appartenaient à Alexandre Lacassagne, un Lyonnais pionnier de la médecine légale. Il voyait dans ces tatouages une clé pour comprendre la personnalité, voire la dangerosité, des individus. Une collection impressionnante, longtemps restée dans l’ombre, et désormais un trésor pour notre région.
Pour Muriel Salle, historienne spécialiste, cette restauration va bien au-delà d’une simple sauvegarde. C’est une « belle pièce du patrimoine lyonnais et scientifique », dit-elle. À l’époque, être tatoué était un stigmate, le signe d’appartenir aux marges de la société. Ces documents, avec leurs informations détaillées (identité, origine, emplacement), permettent aujourd’hui de mieux comprendre ces vies. Grâce à la numérisation, ce savoir est désormais accessible à tous, une fenêtre ouverte sur une autre facette de notre histoire lyonnaise.
Écrit par: Seb Debollivier
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