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Un coup de massue pour nos agriculteurs du Lauragais ! La chaleur printanière, arrivée bien trop tôt en mai, combinée à une sécheresse des sols persistante depuis mars, met à mal les cultures. Blé dur, colza, tournesol… les céréales souffrent énormément. Nos producteurs s’attendent à des rendements bien inférieurs, avec des pertes estimées entre 20 et 30%.
Dans les champs, le constat est alarmant. Des taches blanches, signe de la souffrance des cultures, sont visibles. Non pas à cause de la canicule actuelle, mais des effets d’une première sécheresse dès mars. Là où le blé est touché, les épis sont secs, sans grain. Seule de la paille restera à récolter, un crève-cœur pour les agriculteurs.
C’est une période clé pour les céréales, celle du « remplissage » où les grains prennent forme. Mais cette chaleur brutale a stoppé net la croissance. « Ça fait trois ans qu’on subit ça, mais cette année, c’est pire. C’est arrivé encore plus tôt ! » confie Jean-Jacques, un agriculteur local, montrant des épis desséchés. Il prévoit des pertes sérieuses, jusqu’à 30%, par rapport à une récolte normale.
Même désolation pour le colza, avec des champs jaunis et des « siliques » (les gousses) avortées. Près de 25% des gousses sont touchées sur certains pieds. Des rendements décevants en perspective, et une récolte avancée. « Le dérèglement climatique bouscule nos récoltes depuis quelques années, mais là, c’est brutal ! » déplore Mathieu, un autre agriculteur, visiblement préoccupé.
Et le pire est peut-être à venir. La grande peur de nos agriculteurs ? Que cette canicule se termine par des orages de grêle, qui anéantiraient ce qu’il reste de leurs précieuses cultures. Une situation critique pour notre terroir.
Écrit par: Seb Debollivier
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