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Attention, plaisanciers bretons ! Une nouvelle taxe sur les bateaux motorisés fait déjà des vagues. Dès janvier 2027, la fameuse TAEMUP (taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel) va faire bondir la facture pour des milliers de propriétaires. Le gouvernement veut favoriser l’électrique, mais la pilule a du mal à passer sur nos côtes.
L’objectif affiché ? Encourager la décarbonation du secteur nautique. Sauf que pour l’instant, l’alternative électrique n’est pas au rendez-vous. « Pour faire émerger une offre de moteurs électriques pour ces hors-bords, il n’y a pas jusque-là d’acteurs industriels qui en aient pris le risque, » explique Yves Lyon-Caen, président de la Confédération du nautisme et de la plaisance. En clair : on nous demande de changer, mais sans solution viable.
En Bretagne, avec plus de 100 000 bateaux de plaisance recensés, l’inquiétude est palpable. Lors du récent « Nautic Forum » à Saint-Malo, la fédération du nautisme a lancé une pétition en ligne. L’idée est claire : dénoncer un projet jugé irréaliste et inadapté à la réalité du terrain. Les Bretons se sentent « pris en otages ».
Les témoignages affluent. Arnaud, de retour de pêche près de la côte d’Émeraude, est catégorique : « Prendre le large en dépendant d’une batterie électrique, c’est impensable à l’heure actuelle. Les solutions ne sont pas au point dans les ports. » Un peu plus loin sur les pontons de Saint-Malo, Erwan, propriétaire d’un bateau de 6m99, se voit contraint de payer 600 euros par an, alors qu’il n’était pas taxé avant. « La règle du jeu change sans arrêt. On est pris en otages, » s’insurge-t-il.
Cette nouvelle fiscalité risque de rendre la pratique de la plaisance beaucoup plus coûteuse, notamment pour les bateaux de taille moyenne. Une menace directe pour ce qui est pour beaucoup, bien plus qu’un loisir, mais un véritable mode de vie et une économie locale. La mobilisation ne fait que commencer !
Écrit par: Seb Debollivier
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