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Depuis plus d’une décennie, les descendants du célèbre peintre Claude Monet bataillent pour récupérer une toile. Face à eux, la galerie d’art new-yorkaise Wildenstein & Co. Le feuilleton judiciaire a connu un rebondissement majeur. Le tribunal de Rouen a tranché jeudi soir : le procès se tiendra bien en Normandie. Une décision attendue, qui coïncide avec le lancement du festival Normandie Impressionniste 2026.
Pourquoi Rouen ? C’était là toute la question. La famille Monet souhaitait un procès en France, la galerie américaine plaidait pour New York. Mais le droit français offre des avantages cruciaux. Maître Corinne Hershkovitch, avocate des descendants, l’explique : « Le fondement sur lequel on attaque — la nullité pour erreur sur la qualité essentielle de l’œuvre — n’existe qu’en droit français. » De plus, la justice rouennaise a considéré les héritiers comme de simples consommateurs face à un professionnel de l’art. Dans ce cas, le procès se tient au domicile du consommateur, à Mont-Saint-Aignan à l’époque. Une belle victoire d’étape pour la famille !
Au cœur de cette affaire : un tableau, « Adolphe Monet lisant dans un jardin ». En 2004, il est cédé à la galerie Wildenstein en échange de cinq autres œuvres. Mais en 2017, coup de théâtre. Lors d’une estimation pour vente, on découvre que la toile a été « transposée », c’est-à-dire déplacée de son support original vers des panneaux de bois. Pire encore, des experts affirment qu’elle a été modifiée. Une manipulation qui aurait fortement diminué sa valeur et qui est au centre des accusations de la famille Monet. Ils espèrent désormais que la galerie « reconnaisse son erreur ».
Écrit par: Seb Debollivier
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