Hauts-de-France

Arras : Le Procureur serre la vis pour mieux protéger les victimes de violences !

todaymai 30, 2026 5

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Arras : Le Procureur serre la vis pour mieux protéger les victimes de violences !

Depuis quatre ans, Sylvain Barbier Sainte Marie est à la tête du Parquet d’Arras. Sa mission ? Protéger nos concitoyens ! Et ça tombe bien : la protection des victimes, c’est sa priorité numéro un. Les plaintes pour violences grimpent dans le Pas-de-Calais. Mais attention, selon le procureur, ce n’est pas forcément plus de violences. C’est surtout que les victimes osent plus parler. Et ça, c’est un signal fort ! Toutes les formes de violences sont concernées. Le message est clair : chaque plainte sera traitée. Et la réponse pénale sera là, avec un accompagnement renforcé.

Un sujet tient particulièrement à cœur au procureur : les violences intrafamiliales. Depuis 2023, le Tribunal judiciaire d’Arras a mis les bouchées doubles. Un exemple concret ? Un protocole signé en avril dernier avec l’Ordre des médecins. Le but ? Mieux repérer ces violences, même chez le médecin de ville. Une avancée majeure qui complète le travail déjà fait dans les hôpitaux, notamment pour nos enfants.

La protection des mineurs, c’est aussi un enjeu majeur. L’UAPED (Unité d’Accueil Pédiatrique Enfants en Danger) a été inaugurée à l’hôpital d’Arras en mai 2025. C’est un vrai plus pour nos jeunes victimes ! Adossée à l’UMJ (Unité Médico-Judiciaire) créée en 2022, elle offre une prise en charge complète : médicale et psychologique. Imaginez un enfant qui assiste à la violence. Grâce à ce dispositif, il est immédiatement pris en charge par des spécialistes. Chaque année, près de 500 mineurs passent par l’UMJ dans le secteur d’Arras. Ils bénéficieront tous de ce parcours spécialisé, avec des rendez-vous organisés par la gendarmerie ou la police.

Et pour les violences conjugales ? La victime ne doit plus partir de chez elle ! C’est le conjoint violent qui s’en va. En attendant le jugement, s’il ne va pas directement en prison, il est éloigné du domicile familial. Deux structures sont là pour ça : le Home des Rosati à Arras (10 places) et, depuis juin 2023, le dispositif INTERVAL à l’abbaye de Belval (4 places). Une logique simple : protéger la victime, toujours.

Écrit par: Seb Debollivier

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