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Grosse pagaille chez Perrier ! L’usine de Vergèze, près de Nîmes, est sous pression. Depuis le début de l’année, des millions de bouteilles ont dû être détruites ou sont bloquées. En cause : des problèmes sanitaires récurrents. L’affaire prend de l’ampleur, d’autant que des concurrents de Nestlé, maison mère de Perrier, montent au créneau face aux décisions des autorités locales, comme le Préfet du Gard et l’ARS Occitanie, qui maintiennent le label « eau minérale naturelle ».
Au total, près de trois millions de bouteilles Perrier ont été détruites ou sont immobilisées dans l’usine gardoise ces dix derniers mois. Ce n’est pas une première cette année pour Nestlé Waters, qui accumule les soucis de contamination. La raison ? Des bactéries pathogènes ou des indicateurs de contamination microbiologique ont été détectés dans l’eau. Une révélation qui fait froid dans le dos, issue d’une enquête de Radio France.
Les chiffres donnent le tournis : 900 000 bouteilles détruites et plus de deux millions encore bloquées. Par exemple, fin janvier, 370 000 bouteilles en verre ont été jetées après la détection de bactéries coliformes. Quelques jours plus tard, ce sont plus de 200 000 bouteilles en plastique qui subissaient le même sort à cause de la Pseudomonas aeruginosa, une bactérie dangereuse. Et le plus troublant ? Plus de 14 millions de bouteilles contaminées auraient été commercialisées après des feux verts de la préfecture du Gard. Une situation qui interroge fortement les consommateurs d’Occitanie.
Face à la polémique, Nestlé Waters se défend, évoquant des « anomalies » et assurant que les analyses finales écartent toute contamination. L’entreprise insiste sur la « gestion intégrée de la qualité » et des destructions qui font partie du processus habituel. Mais pour les habitants du Gard et d’Occitanie, la confiance est ébranlée. La marque, pourtant un fleuron local, doit désormais regagner la crédibilité de ses consommateurs face à ces « eaux troubles » qui font grand bruit.
Écrit par: Seb Debollivier
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