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Inquiétude au quartier Bellevue à Nantes ! La Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) est sur la sellette. Ce modèle de santé dit « communautaire », lancé en 2022, a pourtant prouvé son efficacité dans les quartiers prioritaires et les zones rurales touchées par les déserts médicaux. Mais depuis janvier 2026, un coup de frein majeur : le financement est gelé. Une décision qui menace directement ces structures vitales pour l’accès aux soins.
L’expérimentation nationale avait pourtant donné de bons résultats. Vingt-six structures en France, dont douze dans notre région des Pays de la Loire, ont bénéficié d’un soutien spécifique. L’objectif ? Mettre en place une approche de santé plus proche des gens. La promesse était claire : pérenniser ce modèle et l’étendre à 60 structures. Aujourd’hui, cette promesse semble oubliée, laissant ces centres, qui ont fait leurs preuves, dans l’incertitude.
À la MSP de Bellevue, la menace est bien réelle. Avec une trentaine de professionnels, dont neuf médecins, l’équipe craint pour son avenir. Ce sont surtout les emplois « participatifs » qui sont en jeu : psychologues, interprètes, médiateurs de santé. Des rôles essentiels pour briser les barrières, comme le souligne Mélodie Pottier, médiatrice de santé : « Parfois, accéder au médecin, ça fait peur. On est là pour accompagner, donner les bonnes infos. » Le Dr Chloé Goubin, médecin généraliste, confirme l’impact positif : « Mes rendez-vous servent à quelque chose. Tout l’accompagnement autour est efficace pour le suivi du patient. »
Pour des habitants comme Geneviève Monfort, résidente de Bellevue depuis 2013, ces maisons de santé sont une bouffée d’oxygène. « J’avais laissé ma santé à l’abandon. Ici, la prise en charge est globale, j’ai pu voir une psychologue, une infirmière Asalée… et je vais bien ! » Un témoignage qui prouve l’importance de ces lieux. Malgré leur succès et leur caractère indispensable, ces projets doivent aujourd’hui « bricoler » pour survivre, faute d’un cadre légal et financier stable. Une situation que les acteurs locaux dénoncent comme une véritable injustice sociale.
Écrit par: Seb Debollivier
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