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Coup de tonnerre à Grenoble! Une affaire de trafic de drogue, initialement présentée comme un succès, vire au cauchemar judiciaire. Un homme de 29 ans, déjà connu pour de multiples condamnations, a été interpellé fin avril. La police avait mis la main sur une quantité impressionnante de stupéfiants. Mais surprise: le suspect a été remis en liberté mi-mai. La raison? Un vice de procédure, selon des sources concordantes.
Les faits remontent au 28 avril. Près du quartier Mistral, rue Alexandre Dumas, une interpellation mène à la découverte d’un véritable arsenal de drogue. Pas moins de 40 kg de résine de cannabis, 2,5 kg de cocaïne et 25 kg d’herbe ont été saisis. Des centaines de grammes de kétamine et de méthamphétamine s’y ajoutent. Un chargeur de kalachnikov et des munitions étaient aussi présents. Le mis en cause n’est pas un inconnu: il avait déjà été condamné en 2023 pour trafic, avec interdiction de séjour à Grenoble.
Mais l’enquête a déraillé. L’avocat du suspect, Me Arnaud Levy-Soussan, est clair: son client n’était pas dans l’appartement au moment de la saisie. Surtout, la perquisition se serait déroulée sans officier de police judiciaire et sans témoin. «Tout porte à croire que les policiers sont entrés de manière litigieuse», affirme l’avocat. Une caméra de vidéosurveillance dans l’appartement pourrait même avoir tout filmé. L’avocat évoque des faits de faux en écriture publique, une accusation grave.
Les conséquences sont immédiates et lourdes. La Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de l’Isère a confirmé la suspension de trois policiers de la Brigade Spécialisée de Terrain (BST). Deux enquêtes sont désormais ouvertes: l’une administrative, l’autre judiciaire pour «faux en écriture publique». Un coup dur pour l’image de la police locale, et une affaire qui risque de faire couler beaucoup d’encre en Auvergne-Rhône-Alpes.
Écrit par: Seb Debollivier
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