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Dix-sept ans après le drame, la justice a enfin tranché ! La Cour d’appel de Paris a condamné Air France et Airbus pour homicides involontaires dans le terrible crash du vol Rio-Paris. Une victoire attendue, synonyme d’un immense soulagement pour les familles des 228 victimes, dont celle de Patrice Linguet, originaire de Haute-Vienne.
Pour Philippe Linguet, frère de Patrice, ce verdict est une bouffée d’air frais après une quête inlassable. Patrice, directeur adjoint chez CGE Distribution à Limoges, rentrait d’un voyage professionnel au Brésil. Le 1er juin 2009, l’Airbus A330 disparaissait des radars, emportant avec lui les 216 passagers et 12 membres d’équipage. « C’est une décision historique », confie Philippe, qui espère que constructeur et compagnie prendront désormais leurs responsabilités pour améliorer la sécurité aérienne.
Ce jugement marque un tournant majeur : pour la première fois, le constructeur et l’exploitant sont tenus responsables, après avoir été relaxés en première instance. L’enquête avait révélé que des sondes Pitot gelées avaient entraîné une panne des instruments de mesure de vitesse. Une défaillance technique qui, couplée à d’autres facteurs, avait conduit l’appareil à s’abîmer dans l’Atlantique. Les familles avaient toujours dénoncé une sous-évaluation des responsabilités, et leur combat a payé.
« On nous avait dit que cela durerait dix ans, nous en sommes à dix-sept », rappelle Philippe Linguet. Malgré les non-lieux et les renvois, la persévérance des familles a été récompensée. Cette décision de la Cour d’appel, rendue le 21 mai 2026, est une reconnaissance de leur combat pour une meilleure sécurité aérienne et pour que de tels drames ne se reproduisent plus jamais.
Écrit par: Seb Debollivier
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