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Le compte à rebours est lancé ! Dans quelques jours, la Vendée Arctique va s’élancer des Sables-d’Olonne. Le 7 juin, neuf skippers seulement mettront le cap sur le Grand Nord, pour une course en solitaire et sans assistance. Un véritable défi qui emmènera les marins au-delà du cercle polaire, une première pour les IMOCA.
Mais pourquoi si peu de participants pour cette troisième édition ? La première raison est financière. La situation économique actuelle pèse lourdement sur le sponsoring, essentiel pour ces compétitions. Antoine Mermod, président de la classe IMOCA, l’a bien souligné : il y a 30 % de membres en moins par rapport à il y a quatre ans. Même le Vendéen Arnaud Boissières, lâché par son ancien sponsor, se bat pour trouver des partenaires.
La deuxième explication tient à la difficulté inédite de la course. Oublié le tour de l’Islande, jugé trop risqué. Cette année, les skippers devront couper le cercle polaire et franchir le 66e degré nord. Une zone où les mers sont agitées et les dépressions imprévisibles. Antoine Mermod le confirme : « C’est une course extrêmement engagée. » Un défi de taille qui demande une préparation hors norme.
Face à ces contraintes, seuls neuf marins se sont lancés dans l’aventure. Parmi eux, des figures aguerries mais aussi des « bizuths », comme Élodie Bonnafous, 30 ans. Cette Vendée Arctique promet d’être l’une des courses les plus sélectives et éprouvantes de la saison, un véritable test avant le Vendée Globe.
Écrit par: Seb Debollivier
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