Pays de la Loire

« L’adolescence n’attend pas » : Un cri d’alarme des Pays de la Loire pour la santé mentale des jeunes !

todaymai 20, 2026 2

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"L'adolescence n'attend pas" : Un cri d'alarme des Pays de la Loire pour la santé mentale des jeunes !

C’est un appel vibrant qui résonne jusqu’à l’Assemblée nationale. Des voix des Pays de la Loire, portées par le député écologiste de Loire-Atlantique Jean-Claude Raux, se sont fait entendre lors d’une table ronde dédiée à la santé mentale des jeunes. Familles de victimes, proches d’agresseurs, professionnels de la prévention : tous demandent à l’État d’agir, car « l’adolescence n’attend pas ! ».

Les drames récents, comme ceux de Nantes et d’Ancenis, ont marqué notre région. Béatrice, mère de Lorène, assassinée à Nantes, et Alexis, frère de l’agresseur d’Ancenis, ont partagé leur douleur. Deux tragédies similaires, à un an d’intervalle, qui ont bouleversé nos communautés éducatives et rappellent l’urgence d’une situation. Si la santé des jeunes est déclarée « grande cause nationale » depuis un an, le constat est amer : sur le terrain, les actions concrètes se font attendre.

La parole a aussi été donnée aux premiers concernés. Ines, 16 ans, de l’association « Effervescence Jeunes », a pris le micro. Avec une assurance grandissante, elle a dénoncé une « jeunesse délaissée ». Elle l’affirme : la génération actuelle, la première à avoir grandi avec Internet et les réseaux sociaux, fait face à un « gouffre immense » et mérite d’être entendue. Pour Ines, les problèmes comme les crises d’angoisse ou l’automutilation sont devenus banalisés, voire parfois « positifs » sur les réseaux sociaux. Un constat alarmant.

Le témoignage d’Ines met aussi en lumière une difficulté majeure : la peur de parler. « On se dit ils vont me juger ou alors ils ne vont pas me croire », explique-t-elle. Beaucoup de jeunes souffrent en silence, honteux d’avouer leur mal-être. Pour briser ce tabou, l’association « Effervescence Jeunes » et les participants à cette table ronde sont unanimes : il est essentiel de renforcer la présence de psychologues scolaires. Il est temps que nos jeunes soient réellement écoutés et accompagnés.

Écrit par: Seb Debollivier

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