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Grand Est : Alerte Rouge dans les Vignes ! Des Traitements Choc Obligatoires en Champagne

todaymai 20, 2026 3

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Grand Est : Alerte Rouge dans les Vignes ! Des Traitements Choc Obligatoires en Champagne

C’est une course contre la montre qui s’engage dans nos vignes de Champagne. La flavescence dorée, une maladie redoutable, gagne du terrain. Transmise par un petit insecte, la cicadelle, elle met en péril l’avenir de nos précieux cépages. Face à cette menace grandissante, la décision est tombée : des traitements insecticides massifs et obligatoires sont mis en place dès la fin de ce mois de mai 2026.

Le préfet du Grand Est a été clair. Un arrêté, publié fin avril, liste précisément les communes et les zones concernées. À Vrigny, près de Reims, par exemple, l’heure est à l’action. Comme dans d’autres secteurs identifiés, les vignerons devront réaliser trois passages d’insecticides d’ici la mi-juillet. Benoît Féry, vigneron local, ne cache pas son appréhension : « C’est quelque chose que je redoutais. C’est énervant d’être obligé, mais si on veut pérenniser la vigne, on n’a pas le choix », confiait-il ce mardi 19 mai. Une contrainte lourde, mais jugée indispensable.

La gravité de la situation est alarmante. Une fois la maladie installée, elle peut tuer la plante. Les feuilles se décolorent, s’enroulent, les grappes flétrissent. Et la propagation est rapide : l’an passé, on comptait environ 1 000 pieds contaminés. Cette année, le chiffre a explosé, dépassant les 10 000 en Champagne, selon David Gaudinat du Syndicat Général des Vignerons. Une progression fulgurante qui ne laisse aucune alternative. Même pour des vignerons comme Benoît Féry, qui n’avait presque jamais eu recours aux insecticides depuis 2001, la situation est inédite.

Ces traitements, espacés, sont essentiels pour maximiser leur efficacité. Le premier passage est attendu entre le 30 mai et le 4 juin, suivi d’un deuxième entre le 11 et le 16 juin. Le troisième et dernier passage viendra clore cette phase intensive. Au-delà des pulvérisations, une vigilance de tous les instants est demandée : les engins agricoles ayant travaillé dans les parcelles à risque devront être minutieusement nettoyés pour éviter toute dissémination. Des campagnes de détection et d’arrachage des pieds contaminés sont aussi obligatoires. L’objectif est clair : sauver notre patrimoine viticole.

Écrit par: Seb Debollivier

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