Grand-Est

Reims : un vibrant hommage pour François et Paula, le combat contre la haine continue

todaymai 18, 2026 1

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Reims : un vibrant hommage pour François et Paula, le combat contre la haine continue

Ce samedi 16 mai 2026, le parc Léo Lagrange de Reims a été le théâtre d’un rassemblement poignant. Une vingtaine de personnes s’est unie pour une minute de silence, un geste fort en mémoire de François Chenu et Paula Migeon. Ces deux noms symbolisent la lutte contre l’homophobie et la transphobie, victimes de crimes odieux dans notre région. L’association LGBT+ Exaequo, fidèle à son engagement, organisait cet hommage annuel devant la plaque dédiée à François Chenu.

En 2002, François Chenu, alors âgé de 30 ans, perdait la vie dans ce même parc, victime d’un guet-apens homophobe. Son histoire est gravée dans les mémoires, rappelant la violence de l’intolérance. « François cherchait simplement à vivre librement, à être lui-même et cela lui a coûté la vie, » a souligné Nicolas Muller, président d’Exaequo. Plus récemment, en 2021, Paula Migeon, femme transgenre, était assassinée à Reims. Ces drames nous rappellent que le combat pour la dignité et la sécurité de chacun est loin d’être terminé.

Nicolas Muller a martelé l’importance de ne pas rester silencieux face à ces violences. « Nous devons revendiquer un monde où chacun peut vivre sans peur, où la diversité est célébrée et non combattue. » Un message clair, vibrant d’espoir et de détermination. Devant la plaque commémorative, ornée d’un drapeau arc-en-ciel et de gerbes de fleurs, le recueillement était palpable. Les mots « François Chenu, 30 ans, assassiné le 13 septembre 2002. Victime de la haine et de l’intolérance » résonnent comme un appel à la vigilance constante.

La présence d’élus locaux, dont Élodie Messina, adjointe au maire de Reims, a été saluée par l’association. Un signe de reconnaissance et d’un dialogue constructif, essentiel pour faire avancer les droits. « C’est très important d’être là tous les ans, » a conclu Nicolas Muller, rappelant que derrière chaque minute de silence, c’est aussi un hommage à toutes les victimes d’agressions homophobes. Cet événement précède d’une semaine la prochaine marche des fiertés à Reims, un autre moment clé pour affirmer que la haine n’a pas sa place dans le Grand Est.

Écrit par: Seb Debollivier

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