Normandie

Le Havre : Quand la Jeunesse Porte la Mémoire Vive de l’Esclavage

todaymai 12, 2026 3

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Le Havre : Quand la Jeunesse Porte la Mémoire Vive de l'Esclavage

Le 10 mai, la Normandie s’est souvenue. Au Havre, la journée nationale de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions a réuni une foule attentive. Collégiens et lycéens havrais étaient au rendez-vous, mobilisés par l’association « Mémoire et partages ». Un moment fort pour une ville dont le port fut, hélas, un maillon crucial du commerce triangulaire, du 17e au 19e siècle.

Vingt-cinq ans après la loi Taubira, qui a reconnu l’esclavage comme crime contre l’humanité, le devoir de mémoire reste entier. Monique Sainte-Croix était présente, émue. « L’un de mes ancêtres était esclave », confie-t-elle, un numéro gravé dans la mémoire familiale. Chaque année, elle se recueille Place Guynemer, devant la plaque inaugurée en 2009. Un geste pour « se souvenir de ces gens qui ont souffert, pour qu’on puisse naître ».

Anaïs Gernidos, présidente de « Havre Mémoires et partages », est formelle : « C’est une question de transmission. » Elle guide cette jeunesse havraise, essentielle pour que l’histoire ne s’efface pas. Des lycéens ont porté des robes et vestes peintes, ornées de figures marquantes comme Winnie Mandela ou Christiane Taubira. Un créateur local a même participé, un « devoir de mémoire » pour lui. Le chœur Gospel de Lisieux a également offert sa voix, rappelant la force des chants pour résister et se souvenir.

Écrit par: Seb Debollivier

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