Nouvelle-Aquitaine

Forêt sous tension : les exploitants se rapprochent de la gendarmerie face aux sabotages

todaymai 6, 2026 1

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Forêt sous tension : les exploitants se rapprochent de la gendarmerie face aux sabotages

Dans les forêts de Nouvelle-Aquitaine, les chantiers d’exploitation ne se déroulent plus toujours dans le calme. Entre incivilités, dégradations et sabotages, les professionnels doivent composer avec des actes hostiles de plus en plus fréquents. Depuis 2020, la filière bois a déjà recensé 195 incidents dans la région.

À Vicq-sur-Breuilh, en Haute-Vienne, Éric Paillot, patron de Mecafor, a choisi de renforcer la surveillance de ses engins. Ses machines sont équipées de plusieurs caméras et d’un système de télésurveillance, jour et nuit. Un investissement lourd, près de 400 000 euros pour quarante véhicules, mais qu’il juge indispensable pour sécuriser les chantiers.

Les dégâts peuvent aller loin. Tags, insultes, intrusions sur les parcelles, voire incendie volontaire : la filière bois dit subir des attaques qui mettent aussi les salariés en danger. En coulisses, beaucoup d’entreprises hésitent encore à porter plainte, par crainte de perdre du temps ou de subir des représailles. Une réalité bien connue des acteurs du terrain.

Pour réagir plus vite, la profession vient de renforcer son lien avec les forces de l’ordre. En préfecture, un partenariat a été signé pour permettre aux forestiers de transmettre directement les informations utiles à la gendarmerie. Objectif : mieux localiser les chantiers, adapter les patrouilles et faciliter les suites judiciaires. Les départements de Corrèze et de Dordogne concentrent, à eux seuls, une large part des faits signalés dans la région.

Écrit par: Seb Debollivier

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