Nouvelle-Aquitaine

Creuse : Les ex-GM&S, dix ans de combat pour une loi anti-désindustrialisation !

todaymai 3, 2026 2

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Creuse : Les ex-GM&S, dix ans de combat pour une loi anti-désindustrialisation !

C’est une lutte qui dure depuis près de dix ans. Les ex-salariés de l’usine GM&S/LSI, désormais sous pavillon chinois, ne lâchent rien. Leurs espoirs se tournent vers le Parlement, où ils tentent depuis 2019 de faire inscrire une proposition de loi cruciale. L’objectif ? Rendre les donneurs d’ordre plus responsables envers leurs sous-traitants. Un colloque s’est tenu au Palais Bourbon ce jeudi 30 avril, marquant une nouvelle étape dans leur combat.

À l’Assemblée Nationale, les membres de l’association GM&S sont arrivés unis, vêtus de leurs emblématiques blouses de travail. Un symbole fort de leur combativité intacte. Depuis 2019, ces femmes et ces hommes, originaires du site de La Souterraine, ont investi le terrain parlementaire. Leur but est de rééquilibrer le rapport de force. Ils dénoncent ce qu’ils appellent le « pouvoir de vie et de mort » des grandes entreprises sur les travailleurs des sous-traitants.

Leur message est clair : « On était 600, on est plus que 75. Et ce qui m’énerve, c’est que la première fois que c’est arrivé, on nous a dit : ‘vous avez la loi pour ça’. Eh bien, non, on n’a pas la loi pour ça. » Cette citation résume à elle seule la nécessité d’une nouvelle législation. Malgré les tentatives annuelles depuis 2019, portées par divers députés et sénateurs, la proposition de loi n’a pas encore trouvé sa place à l’ordre du jour. Mais la détermination reste inébranlable.

Une nouvelle offensive est lancée, cette fois par le député socialiste Arthur Delaporte. Il s’est emparé du texte, conscient des conséquences de la désindustrialisation, aussi bien dans le Calvados qu’en Creuse. L’approche est stratégique : chercher le soutien de dix députés du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons). C’est la clé pour que cette proposition de loi puisse être examinée lors des semaines réservées aux débats transpartisans.

Afin de maximiser ses chances, le texte a été condensé en cinq articles. Comme l’explique Vincent Labrousse, délégué syndical CGT chez GM&S, il vise à définir clairement ce qu’est un donneur d’ordre et un sous-traitant. Mais aussi à encadrer les contrats et à garantir plus d’information et de transparence pour les salariés. Un pas essentiel pour protéger l’emploi et le savoir-faire de notre région.

Écrit par: Seb Debollivier

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