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À Reims, ces citoyens tirés au sort qui ont pris place dans le box des jurés

todayavril 30, 2026 3

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À Reims, ces citoyens tirés au sort qui ont pris place dans le box des jurés

Ils n’étaient ni magistrats ni avocats. Antoine Hupelier, Pauline Ducreux et Éric Picca viennent de profils très différents, mais ils ont tous vécu la même expérience : être juré à la cour d’assises de Reims. Tirés au sort sur les listes électorales, ces Marnais ont été plongés au cœur des procès criminels, avec une responsabilité bien réelle.

Pour eux, cette mission dépasse largement le simple cadre judiciaire. “C’est un devoir citoyen”, résume Antoine Hupelier. Pauline Ducreux parle, elle, d’une chance donnée aux habitants de prendre part à la démocratie. Et Éric Picca, ancien militaire, dit avoir eu le sentiment d’exercer un droit précieux : celui de participer directement à la justice rendue au nom du peuple.

Avant d’entrer dans la salle d’audience, tout commence par une convocation, souvent reçue avec surprise. Puis viennent la formation, l’installation dans le jury et les heures d’écoute. Les jurés doivent suivre les débats, entendre victimes et accusés, poser un regard juste, sans se laisser emporter. Décider de la culpabilité, puis de la peine, n’a rien d’anodin : chacun dit avoir mesuré le poids de ses mots et de son vote.

Cette expérience prend aussi une dimension particulière au moment où le rôle des jurés d’assises est questionné. Le projet porté par Gérald Darmanin prévoit de simplifier certaines procédures pour aller plus vite, sans jury populaire. De quoi inquiéter ceux qui ont vécu cette fonction de l’intérieur. Pour eux, retirer le citoyen de l’assise, c’est toucher à un symbole fort de la République et à une justice plus proche des gens.

Écrit par: Seb Debollivier

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