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Le centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne, dans la Vienne, est en ébullition. Les surveillants, à l’appel de l’Ufap-Unsa et soutenus par la CGT, ont lancé un mouvement de grève. Leur message est clair : il faut des mesures d’urgence. La raison ? Une surpopulation carcérale explosive et un manque criant de personnel.
Sur le piquet de grève, Régis de la CGT décrit des « conditions de travail intenables ». Imaginez : un seul surveillant pour gérer jusqu’à 120 détenus ! Les risques d’agression sont permanents, la fatigue professionnelle s’accumule. Quand trois personnes sont entassées dans une cellule de 9m², les tensions montent. Et ce sont souvent les personnels qui en paient le prix.
Le problème dépasse les murs de Vivonne. Philippe, de l’Ufap-Unsa, témoigne des journées à rallonge pour les extractions judiciaires, parfois de Poitiers à Agen, Bayonne ou Limoges, partout en Nouvelle-Aquitaine. Au niveau national, la situation est alarmante : un taux d’occupation de 137,5 % en moyenne. Le Conseil de l’Europe a même qualifié nos prisons d’« entrepôts humains », c’est dire l’urgence.
Un projet de loi est bien en préparation pour lutter contre cette surpopulation, notamment en interdisant les matelas au sol. Une mesure nécessaire, quand près de 7 000 détenus dorment ainsi. Mais pour l’instant, aucun calendrier n’est annoncé. Les surveillants de Vivonne attendent des actes, pas seulement des promesses.
Écrit par: Seb Debollivier
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