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Coup de tonnerre dans le monde de la livraison ! Quatre associations de livreurs de repas, dont deux basées à Bordeaux, viennent de déposer une plainte lourde de sens contre les géants Uber Eats et Deliveroo. L’accusation ? Ni plus ni moins que de la « traite des êtres humains ». Une procédure judiciaire inédite qui secoue la Nouvelle-Aquitaine et au-delà, portée ce mercredi 22 avril devant le parquet de Paris.
Derrière cette action choc, la Maison des livreurs à Bordeaux, l’AMAL (aussi bordelaise), la Maison des coursiers à Paris et le collectif CIEL. Elles engagent également une action de groupe au civil pour discrimination. Pour Maître Thibault Laforcade, avocat des associations, l’infraction de « traite des êtres humains » est « parfaitement constituée ». Il dénonce des « conditions de travail indignes » et une « rémunération dérisoire ». Un constat amer partagé par Youssouf Kamara, président de l’AMAL : « On veut faire comprendre au monde entier ce que les plateformes sont en train de nous faire subir en France. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Une étude récente, « Santé-Course », menée avec Médecins du Monde, révèle une réalité glaçante : 99% des livreurs à vélo sont nés à l’étranger, et les deux tiers n’auraient pas de titre de séjour. Ces coursiers travaillent en moyenne 63 heures par semaine, avec 59% ayant déjà eu un accident. Et tout ça, pour un salaire horaire moyen estimé à seulement 3 euros. Une précarité extrême qui, selon l’avocat, est sciemment exploitée par les plateformes.
En parallèle, une action de groupe pour discrimination est lancée au civil, ciblant cette fois uniquement Uber Eats. Elle pointe du doigt l’algorithme de la plateforme, jugé opaque et potentiellement discriminatoire, qui contrôle rémunération et évaluation des livreurs. Le second volet de cette action met en lumière la vulnérabilité économique des livreurs. Maître Laforcade est clair : « Il n’y a que lorsqu’on est dans une telle vulnérabilité que l’on peut accepter de telles conditions de travail. » Un dossier qui promet de faire grand bruit et de mettre en lumière les coulisses d’un modèle économique souvent décrié.
Écrit par: Seb Debollivier
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