Nouvelle-Aquitaine

Haute-Vienne : Nos potagers en quête de jeunes pousses… et de nouveaux producteurs !

todayavril 24, 2026 1

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Haute-Vienne : Nos potagers en quête de jeunes pousses... et de nouveaux producteurs !

Le printemps est là, et les jardiniers de Haute-Vienne ont déjà les mains qui fourmillent ! Mais cette année encore, trouver des plants de potager locaux, c’est un peu le parcours du combattant. Malgré une demande croissante pour des produits du terroir et une envie d’éviter la grande distribution, nos petits producteurs se font de plus en plus rares. Résultat : l’offre ne suit plus, et nos potagers en pâtissent. Pourtant, le territoire haut-viennois est idéal pour accueillir de nouvelles initiatives !

Heureusement, quelques-uns osent se lancer ! C’est le cas d’Elia Meerloo, un jeune maraîcher fraîchement installé à Beaune-les-Mines. Cet ingénieur reconverti a constaté le vide laissé par les anciens : « Beaucoup de producteurs locaux ont disparu sans être remplacés. » Pour sa première année, Elia voit grand, mais avec prudence. Sous sa serre de 120 ares, il teste différentes variétés de plants de tomates, cherchant le juste équilibre entre volume et qualité. Son objectif ? Proposer des plants adaptés au territoire, diversifiés et bios, pour le bien des jardiniers et de la région.

Mais l’installation n’est pas toujours simple. Elia le reconnaît : il a eu la « chance d’avoir du foncier relativement rapidement », ce qui n’est pas le cas pour tout le monde. Johannes Knies, de la Chambre d’Agriculture de Haute-Vienne, tempère aussi l’enthousiasme. Pour lui, la rentabilité est clé. Vendre quelques plants ne suffit pas face aux grossistes. Le métier de producteur de plants est exigeant : il faut être rigoureux sur les dates de semis et de ventes, prévoir l’irrigation et viser un certain volume pour être viable économiquement. Un vrai défi pour nos jeunes pousses !

Pourtant, le message est clair : « Il y a de la place pour tout le monde », surtout en Haute-Vienne où les potagers sont nombreux. La demande est là, le territoire aussi. Il ne manque plus que des vocations, des accompagnements et l’accès au foncier pour voir fleurir une nouvelle génération de producteurs de plants. Un enjeu majeur pour l’autonomie alimentaire locale et le plaisir de nos jardiniers !

Écrit par: Seb Debollivier

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