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La douane de Limoges a fait une découverte inattendue ! Récemment, lors d’un contrôle chez un commissaire-priseur, les agents ont mis la main sur neuf objets d’art ethniques rares. Ces pièces, destinées à une vente aux enchères, contenaient des éléments d’animaux protégés, comme de l’ivoire ou des griffes, sans les certificats nécessaires. Une saisie qui fait mouche en plein cœur de la Nouvelle-Aquitaine !
Face à cette situation, un dilemme se posait : la destruction pure et simple. Mais Frédéric Decout, contrôleur principal des douanes à Limoges, a refusé cette fatalité. Il était impensable d’incinérer des objets d’une telle qualité et d’un tel intérêt historique. L’idée d’une seconde vie pour ces trésors a alors germé, loin des incinérateurs.
Parmi ces pièces rares, on trouve une authentique pipe à opium, une imposante coiffe de chef des Guerriers Naga, ou encore un sabre de chef camerounais. Chaque objet raconte une histoire lointaine, parfois vieille de plusieurs siècles. Après expertise, leur valeur ethnographique est confirmée. C’est finalement le musée d’ethnographie de l’université de Bordeaux, une institution reconnue et fondée en 1894, qui a accueilli ces merveilles, leur offrant ainsi un nouveau foyer et une visibilité méritée.
L’arrivée de ces collections a été reçue avec enthousiasme par l’université. Virginie Postal, vice-présidente, a souligné l’importance de voir ces objets rejoindre le patrimoine. Pour les douanes, c’est aussi une fierté de valoriser leur action contre le marché illicite, en permettant au public de découvrir et d’apprécier ces témoignages uniques du passé, désormais accessibles à tous en Nouvelle-Aquitaine.
Écrit par: Seb Debollivier
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