Auvergne-Rhône-Alpes

Nuits clermontoises : Sur le terrain avec les policiers qui veillent

todayavril 21, 2026 2

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Nuits clermontoises : Sur le terrain avec les policiers qui veillent

À Clermont-Ferrand, la nuit ne rime pas toujours avec calme. Quand la plupart des habitants rentrent chez eux, d’autres prennent leur service. C’est le cas de Bertrand et Christophe, deux policiers que nous avons suivis de 18h jusqu’à l’aube. Pour Christophe, c’est clair : « La nuit, c’est un autre monde. » Les risques sont différents : points de deal sous tension, bars animés et personnes éméchées. La vigilance est maximale, bien plus qu’en plein jour.

Leur mission commence par les briefings et l’administratif, avant de prendre la route. Ce soir-là, trois patrouilles de police secours sont déjà sur le terrain, épaulées par Bertrand et Christophe. Leur objectif ? S’assurer que tout se passe bien, que les Clermontois rentrent sereinement chez eux. La routine est vite brisée : une première intervention les attend. Un motard, connu des services, a été repéré sur une moto volée. Une course-poursuite s’engage, même si le suspect réussit à s’échapper dans le quartier de la Gauthière, la détermination des agents est palpable.

Malgré les difficultés et les frustrations, la passion est là. Pour Christophe, c’est la nouveauté qui le motive : « Chaque jour, il se passe quelque chose de différent. On part le soir sans savoir ce qu’il va nous arriver. » Bertrand apprécie le côté humain, les rencontres, qu’elles soient avec les collègues, les victimes ou même les interpellés. La nuit avance, et un appel pour suspicion de violences conjugales les conduit à jouer les médiateurs. Une tâche délicate, où l’objectif est d’apaiser la situation, même si les solutions sont parfois limitées.

Avec 58 ans et quelques nuits avant la retraite, Bertrand observe l’évolution d’un métier qu’il décrit comme « de plus en plus difficile », exigeant beaucoup d’adaptation et d’administratif. Christophe, 45 ans, est encore loin de la fin de carrière, mais partage la même flamme. Si le terrain permet d’oublier les contraintes, une chose est sûre : on reste flics par vocation. Comme le résume Christophe : « Il ne faut pas faire ce métier par besoin, mais par envie. » Une envie de veiller sur Clermont-Ferrand, nuit après nuit.

Écrit par: Seb Debollivier

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