Normandie

Hausse du cours du pétrole. « 3 000 euros de charges en plus » : les agriculteurs payent le prix de la crise au Moyen-Orient

todayavril 20, 2026 7

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Dans une exploitation laitière de Seine-Maritime, la hausse brutale du prix des carburants commence à peser lourdement sur les comptes. En cause : les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont entraîné une flambée du cours du pétrole et, par ricochet, des coûts pour les agriculteurs.

À Petit-Caux, les travaux agricoles du printemps ont démarré comme chaque année, mais dans un contexte bien différent. Entre les passages de tracteur, les récoltes d’herbe et l’alimentation du bétail, le carburant est devenu un poste de dépense difficile à absorber.

Pour un producteur local, la facture est claire : plusieurs centaines d’euros supplémentaires rien que pour nourrir les animaux, et jusqu’à environ 3 000 euros de charges additionnelles en quelques semaines sur l’ensemble de l’exploitation. Une hausse directement liée à l’augmentation du gazole non routier, indispensable au fonctionnement des machines agricoles.

Au-delà des travaux des champs, le pétrole impacte aussi toute la chaîne de production. Même certains matériaux d’emballage utilisés dans la filière laitière subissent des hausses de coûts, ce qui accentue encore la pression sur les exploitants.

Face à cette situation, les agriculteurs peinent à anticiper les mois à venir. Les aides publiques annoncées ne couvrent qu’une partie des périodes déjà écoulées, laissant planer une incertitude sur la suite de la saison.

Dans les fermes, le constat est le même : produire reste indispensable, mais chaque litre de carburant consommé rappelle désormais l’impact direct d’un conflit international sur l’économie locale.

Écrit par: Jade

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