Nouvelle-Aquitaine

« On est traité comme des criminels » : refus de vacciner et craintes d’effets secondaires, ces éleveurs sont dans l’impasse face à la dermatose nodulaire

todayavril 15, 2026 20 121

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Dans le Pays basque, la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse continue de diviser. Si la majorité des troupeaux ont été vaccinés, certains éleveurs dénoncent des mesures qu’ils jugent trop strictes et difficiles à accepter.

Une épidémie aujourd’hui sous contrôle

Après une forte propagation en 2025, la situation semble s’être stabilisée. Les autorités indiquent qu’aucun nouveau foyer n’a été détecté depuis plusieurs mois, notamment grâce aux campagnes de vaccination et aux mesures sanitaires mises en place.

Malgré cela, les règles restent inchangées, ce qui alimente l’incompréhension sur le terrain.

Des effets secondaires qui inquiètent

Certains éleveurs, qui ont pourtant accepté de vacciner leurs bêtes, évoquent des conséquences visibles sur leurs troupeaux : fatigue, gonflements ou baisse de forme après l’injection.

Ces observations nourrissent des doutes, notamment à l’approche d’une éventuelle nouvelle campagne. Plusieurs agriculteurs hésitent désormais à revacciner, estimant avoir déjà fait des efforts importants.

Refuser de vacciner, un choix risqué

D’autres professionnels ont fait le choix de ne pas vacciner leurs animaux. Une décision qui entraîne des sanctions importantes : interdiction de vendre ou déplacer les bêtes, amendes, voire contrôles renforcés.

Certains dénoncent une pression administrative et se sentent stigmatisés, estimant que leur liberté de travailler est remise en cause.

Un débat sur la proportion des mesures

Au cœur du conflit, une question : les mesures sont-elles encore adaptées à la situation actuelle ?

Plusieurs éleveurs jugent la maladie peu dangereuse pour leurs animaux et préféreraient une gestion plus souple, au cas par cas, plutôt que des règles généralisées comme l’abattage total d’un troupeau en cas de contamination.

Entre santé animale et réalité du terrain

De leur côté, les autorités défendent une stratégie globale pour éviter toute reprise de l’épidémie. Mais sur le terrain, le malaise persiste, notamment chez les éleveurs qui craignent pour leur modèle économique et leur manière de travailler.

Entre impératifs sanitaires et réalités agricoles, la situation reste tendue : si la maladie recule, le débat sur les moyens pour la contenir, lui, est loin d’être clos.

Écrit par: Jade

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