Grand-Est

Quel avenir pour les classes de neige dans les Vosges ? ça existe toujours mais c’est plus dur

todaymars 4, 2026 45 59

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À Gérardmer et dans l’ensemble du massif vosgien, les séjours scolaires à la montagne ne font plus recette comme autrefois. Si ces voyages pédagogiques ont longtemps fait partie des traditions scolaires, leur fréquentation a nettement diminué depuis la crise sanitaire de 2020.

Dans les centres d’accueil, les professionnels constatent un ralentissement progressif. Rémi Binault, responsable d’une structure à Fresse-sur-Moselle, observe que ces séjours n’ont pas disparu, mais qu’ils sont devenus plus difficiles à organiser. Entre la hausse des dépenses et les contraintes climatiques, l’équilibre économique est fragile.

Le prix reste un frein majeur pour les familles et les établissements scolaires. Les séjours de quelques jours représentent désormais un budget important, compris entre plusieurs centaines d’euros par élève. Dans les Vosges, l’offre se concentre principalement sur le ski nordique et le biathlon, une discipline en plein essor depuis les derniers Jeux olympiques d’hiver. Selon les professionnels du secteur, ces activités pourraient à terme remplacer l’image classique des « classes de neige » au profit de séjours davantage orientés vers la découverte de la montagne.

Le dérèglement climatique pèse également sur l’organisation de ces voyages. Anthony Beaucourt souligne que l’enneigement est devenu moins fiable dans le massif vosgien, contrairement à des régions plus élevées comme les Alpes. Si certaines saisons restent correctes, l’incertitude complique les réservations et la planification à long terme.

Autre évolution notable : les écoles partent moins souvent en hiver et privilégient désormais le printemps. Les durées de séjour sont aussi réduites, en partie à cause du coût du transport et des contraintes budgétaires des collectivités.

Dans ce contexte, les séjours scolaires à la montagne subsistent, mais sous une forme plus souple et moins centrée uniquement sur la neige. Un modèle qui pourrait se maintenir, à condition de s’adapter à la fois aux réalités climatiques et aux capacités financières des établissements.

Écrit par: Raphaël Warny

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