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Des analyses inédites menées sur des sols, des cours d’eau et des cultures dans les départements des Ardennes et de la Meuse révèlent une contamination massive aux PFAS, ces substances chimiques persistantes souvent appelées « polluants éternels ». L’enquête a été réalisée par France 3 Champagne-Ardenne en partenariat avec Disclose, avec l’appui scientifique d’un laboratoire de l’Université de Montréal.
À Haraucourt, dans les Ardennes, une maraîchère a appris que certaines de ses cultures présentaient des taux dangereux de PFAS. Les autorités lui ont interdit toute commercialisation de plusieurs légumes, jugés impropres à la consommation. Des analyses ont notamment montré des niveaux de PFOA largement supérieurs aux seuils européens.
Face à cette situation, la famille a décidé d’arrêter définitivement son activité. La moitié de leurs récoltes dépassait les seuils d’alerte. Pour eux, il était inconcevable de continuer à vendre des produits potentiellement nocifs.
Leur terrain, comme d’autres dans la région, avait reçu par le passé des boues industrielles utilisées comme fertilisant, issues d’une ancienne papeterie de Stenay. Ces résidus contenaient des PFAS, utilisés pour fabriquer des emballages résistants à la graisse.
Des prélèvements ont été réalisés dans plusieurs exploitations agricoles, rivières et puits privés. Les résultats sont alarmants : certaines parcelles agricoles affichent des teneurs en PFAS jamais observées auparavant en France pour des terres cultivées.
Des spécialistes, dont une ingénieure de l’Inrae, confirment que ces niveaux sont largement supérieurs aux valeurs habituellement mesurées dans l’Hexagone. Dans certaines zones, la proportion de PFOS – une molécule soupçonnée d’être cancérogène – est particulièrement élevée.
Contrairement à d’autres pays européens, il n’existe pas encore en France de seuil légal pour encadrer la présence de PFAS dans les sols agricoles.
Les analyses montrent également que les PFAS ont migré vers les cours d’eau. Plusieurs rivières dépassent les normes prévues pour l’eau potable. Des documents administratifs internes évoquent même les rivières du secteur comme parmi les plus contaminées du bassin Rhin-Meuse.
Les poissons et crustacés sont eux aussi touchés. Si certaines interdictions ponctuelles ont été décidées pour la pêche, d’autres espèces restent consommables malgré leur exposition aux substances chimiques.
La pollution atteint aussi les nappes phréatiques : dans certains puits agricoles, les seuils réglementaires sont largement dépassés.
Inquiets pour leur santé, plusieurs riverains ont réalisé des analyses sanguines à leurs frais. Les résultats révèlent des taux très élevés de PFAS dans leur organisme, bien au-dessus des moyennes nationales.
Des experts internationaux, notamment de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, estiment que ces concentrations traduisent une exposition locale anormale et durable. Selon des références scientifiques américaines, de tels niveaux justifieraient un suivi médical spécifique.
Les effets potentiels de ces substances incluent un risque accru de cancers, de troubles hormonaux et de fragilisation du système immunitaire.
Malgré la gravité des constats, aucune étude épidémiologique locale n’a été lancée à ce jour. Les autorités estiment qu’un tel travail serait difficile à mener à petite échelle. Elles rappellent également que les dosages sanguins ne constituent pas, en eux-mêmes, un diagnostic médical.
Des notes administratives soulignent surtout la montée des inquiétudes parmi les habitants, l’émergence de collectifs citoyens et la pression médiatique croissante autour du dossier.
Pour les agriculteurs touchés, la situation est claire : leurs terres sont durablement affectées, leurs productions compromises, et l’avenir économique fortement menacé. Beaucoup redoutent que cette pollution soit l’une des plus importantes jamais révélées en France pour ce type de substances.
Écrit par: Jade
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