Ile-de-France

« C’est un peu comme la maison ici » : les parents d’enfants atteints de cancers accueillis près des hôpitaux

todayfévrier 16, 2026 3

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Quand un enfant est hospitalisé pour un cancer, ses parents doivent affronter bien plus que la maladie : la fatigue, l’angoisse et les déplacements quotidiens font partie du combat. À proximité de l’hôpital Robert Debré, une structure permet justement aux familles de rester près de leur enfant tout en trouvant un peu de réconfort : la Maison des parents de la Fondation Ronald McDonald.

Derrière une façade colorée du nord-est parisien, le lieu ressemble davantage à une grande maison qu’à un établissement médical. Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis avec une boisson chaude et un sourire. Dans les espaces communs, certains parents prennent leur petit déjeuner, d’autres préparent le déjeuner ou discutent autour d’une table. Tous viennent d’horizons différents, mais partagent une même priorité : rester au plus près de leur enfant hospitalisé, à quelques minutes à pied.

Chaque année, plusieurs milliers d’enfants sont touchés par un cancer en France. Beaucoup de familles doivent parcourir de longues distances pour accéder à des services spécialisés. C’est le cas de Vincent, dont la fille Emma, 7 ans, est soignée pour une leucémie. Avant de pouvoir loger sur place, lui et sa compagne faisaient quotidiennement l’aller-retour entre leur domicile et l’hôpital, parfois plus de deux heures par jour. Une fatigue supplémentaire dans un contexte déjà éprouvant.

Désormais hébergé à la Maison des parents, Vincent économise un temps précieux. Pour dix euros par nuit, souvent pris en charge par les mutuelles, il peut rester à proximité immédiate du service pédiatrique. Le reste des frais de fonctionnement est couvert en grande partie par la fondation et par des dons privés.

Ici, aucun équipement médical, aucun rappel constant de la maladie. L’objectif est clair : offrir une vraie coupure avec l’univers hospitalier. Les chambres sont simples, sans télévision, afin d’encourager les échanges dans les pièces partagées. Les parents peuvent ainsi discuter, se soutenir ou simplement parler d’autre chose que des traitements et des examens.

Au fil des jours, des liens se créent naturellement. Certains se retrouvent autour d’un repas improvisé, d’autres échangent quelques mots dans les couloirs. Chacun avance à son rythme, selon son besoin de parler… ou de silence.

Pour aider les familles à souffler, des activités sont régulièrement proposées : ateliers cuisine, goûters, moments festifs pour les fêtes. Ces instants permettent de recréer un peu de normalité et de préserver les couples et les fratries, souvent mis à rude épreuve par la maladie.

Lorsque vient le moment du départ, un rituel symbolique marque la fin du séjour. Dans la pièce de vie, un mur est décoré de figurines personnalisées par les enfants. Chaque famille y laisse une trace de son passage, comme un souvenir coloré d’une étape difficile mais partagée.

Eloïse, 10 ans, vient tout juste de rentrer chez elle après son hospitalisation. Avant de quitter la maison, elle a placé sa figurine à côté de celles des autres enfants passés par là. Sa mère résume l’expérience simplement :
« On est heureuses de rentrer, mais on se sentait bien ici aussi. C’était un peu comme à la maison. »

Écrit par: Jade

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