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Le tribunal correctionnel d’Ajaccio a examiné ce vendredi les responsabilités de quatre individus dans une affaire de corruption et de violences au sein de la maison d’arrêt locale. Les faits, qui se sont déroulés sur une période s’étendant de mi-2019 au début de l’année 2021, ont donné lieu à des débats tendus sous la présidence de Sophie Boyer.
Parmi les prévenus figurent trois détenus, déjà lourdement condamnés par le passé, ainsi qu’un ancien agent pénitentiaire. Ce dernier, poursuivi pour corruption passive et complicité de violences, ne s’est pas présenté à l’audience. Il lui est reproché d’avoir introduit des appareils électriques en cellule et facilité des agressions contre des codétenus.
Les trois autres prévenus, Mickaël Carboni, Jean-Paul Zani et Julien Alessandrini, ont fermement contesté les accusations de violences en réunion portées contre eux. Leurs conseils ont soulevé des problématiques liées au manque d’éléments matériels, notamment l’absence de vidéos de surveillance au dossier, estimant que le traitement judiciaire de cette affaire était disproportionné.
La défense a plaidé pour une requalification des faits, arguant que des incidents de cette nature relèvent habituellement de la gestion disciplinaire interne plutôt que de la justice pénale. Le délibéré sera rendu le 9 octobre prochain.
Écrit par: Seb Debollivier
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