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Nogent : Un An Après le Drame, la Mémoire de Mélanie Reste Vive

todayjuin 13, 2026 2

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Nogent : Un An Après le Drame, la Mémoire de Mélanie Reste Vive

Il y a un an, le 10 juin 2025, la petite ville de Nogent, en Haute-Marne, basculait dans l’horreur. Mélanie Grapinet, assistante d’éducation au collège local, était mortellement poignardée devant l’établissement. L’auteur des faits, un élève de quatorze ans à l’époque, sera jugé en juillet. Un an après ce drame inimaginable, la vie reprend doucement son cours, mais l’émotion est toujours là, profonde et sincère.

Sur les grilles du collège Françoise-Dolto, les hommages sont discrets, mais nombreux. Des bouquets de fleurs et des mots doux s’accrochent aux côtés du portrait de Mélanie. On peut y lire des messages poignants : « À jamais dans nos cœurs », « On ne t’oubliera pas », ou encore « Tu nous manques à tous ». Des anonymes, des parents d’élèves, des collégiens, mais aussi des amis et la famille de la jeune femme de 31 ans ont tenu à marquer ce triste anniversaire.

Le mercredi 10 juin 2026, le personnel et les enseignants se sont réunis en privé au collège. Un moment de recueillement, loin des caméras et des micros, pour se souvenir de Mélanie. Thierry Ponce, le maire de Nogent, confie que la journée fut très dure. « On se souvient de l’heure précise, des minutes, quasiment à la seconde près où le drame s’est produit », admet-il, ayant une pensée immédiate pour les proches de Mélanie, et surtout pour son petit garçon, aujourd’hui âgé de cinq ans.

Dans cette commune de 2 000 habitants, personne ne souhaite s’exprimer publiquement. L’émotion est encore trop vive. « Je crois qu’on ne se remet jamais réellement d’un tel événement, on n’oubliera jamais », poursuit le maire. Malgré la douleur, Nogent tente de panser ses plaies. L’équipe municipale et pédagogique du collège travaille ensemble, multipliant les animations pour apporter un peu de légèreté aux enfants. Le spectacle « La grande lessive », coorganisé avec le réseau Canopée, a permis aux écoliers de s’exprimer. Le maire se dit « bluffé par la résilience des enfants ». Malgré tout, comme le rappelle Thierry Ponce, « il y a un avant et un après 10 juin 2025. Rien ne sera plus jamais comme avant ». Mais il faut continuer à avancer, pour tous les enfants du collège.

Écrit par: Seb Debollivier

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