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L’académie de Poitiers est en tension. Près de 300 élèves attendent actuellement un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH). Ces professionnels sont essentiels pour l’inclusion scolaire et le bon déroulement de la scolarité. Mais leur absence force les familles de Nouvelle-Aquitaine à un combat quotidien, souvent épuisant, pour soutenir leurs enfants.
À six ans, Paul redoublera son CP à la rentrée prochaine. Atteint d’un Trouble de Déficit de l’Attention (TDA), il a besoin d’un suivi spécifique. Sa mère, Aline Lavaud Forage, se bat depuis deux ans pour obtenir un AESH. Malgré un dossier solide et l’appui de l’école, la Maison départementale des personnes handicapées a refusé sa demande. « C’est un marathon administratif éprouvant », confie Aline, épuisée de devoir compenser seule après sa journée de travail.
Au collège Saint-Exupéry de Niort, Mathilde Berger est AESH. Elle accompagne Antoine, un élève atteint du trouble du spectre autistique. « On partage notre force. Elle m’aide et me permet d’avancer », témoigne Antoine. Mathilde, comme ses collègues, déploie des trésors de pédagogie pour adapter l’apprentissage. Mais la réalité est rude : elle doit souvent s’occuper de plusieurs élèves, jongler entre les handicaps et les classes. « On doit se dédoubler, c’est un petit peu compliqué ! », explique-t-elle.
Malgré leur rôle crucial, les AESH sont peu valorisés. Mathilde gagne environ 1 300 euros par mois pour 31h30 de travail. Un salaire qui rend le métier peu attractif et complique grandement le recrutement. Le principal du collège Saint-Exupéry le confirme : « L’Éducation nationale a vraiment besoin d’elles ». En Nouvelle-Aquitaine, l’appel est clair : ces accompagnants sont des piliers indispensables pour l’inclusion et la réussite de nos enfants.
Écrit par: Seb Debollivier
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