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Sale temps pour les amateurs de gaz hilarant à Alès ! Le tribunal de police local n’a pas rigolé et a distribué des amendes pouvant grimper jusqu’à 150 euros pour l’usage détourné de protoxyde d’azote. Ce lundi 8 juin 2026, si seulement cinq des dix personnes convoquées se sont présentées, le message était clair : la consommation de « proto » sur la voie publique est désormais sanctionnée, suite à des interpellations entre mars et avril dans la ville.
Mais où est le hic ? Si une loi nationale de 2021 tente d’encadrer l’usage de ce produit, les sanctions à Alès reposent surtout sur un arrêté préfectoral du Gard, en vigueur depuis février 2026. Une situation qui laisse perplexe certains, dont une avocate qui défendait des consommateurs. Pour elle, on sanctionne une pratique « interdite, mais pas par la loi », créant un flou juridique qui fait débat.
Du côté des consommateurs, l’ambiance est moins festive. Certains, interrogés par France 3, reconnaissent le danger mais avouent que le ‘proto’ est devenu une ‘drogue de soirée’. ‘C’est cher payé, mais on a été attrapés’, confie l’un d’eux, promettant de ne plus consommer dans la rue. Un aveu qui fait écho aux drames récents, comme celui de ces trois jeunes morts noyés à Alès après un accident lié à cette consommation.
En attendant que le législateur national se penche plus sérieusement sur la question, avec des lois claires pour des passages en chambres correctionnelles, les autorités locales ne baissent pas les bras. Le préfet a pris ses responsabilités en interdisant la détention et le transport de ce qui est devenu un véritable fléau. Pour l’instant, à Alès, l’addition est salée pour les contrevenants : entre 100 et 150 euros l’amende, pour une consommation qui fait débat, mais qui ne fait définitivement plus rire personne.
Écrit par: Seb Debollivier
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