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Le tribunal de commerce de Lille a tranché ce 8 juin : Parisot Industrie, géant du meuble bien connu chez nous, est placé en redressement judiciaire. C’est un véritable coup de massue pour la Haute-Saône et les Vosges, où 400 salariés voient leur avenir s’écrire en pointillé. Une décision qui suscite l’inquiétude mais aussi l’espoir de sauver ces emplois précieux dans notre région.
À Saint-Loup-sur-Semouse (282 postes) et Mattaincourt (134 postes), l’attente est lourde. Pour beaucoup, Parisot, c’est bien plus qu’un simple travail. Comme le confie Peggy Halm, secrétaire CSE : « C’est notre boîte, c’est notre vie. Il faut que ça continue ! » L’entreprise, fondée en 1936, représente une longue histoire industrielle locale, un savoir-faire ancré dans le territoire.
Cette procédure de redressement, valable six mois et renouvelable, vise à sauver l’activité en gelant les dettes de l’entreprise. Un administrateur judiciaire est nommé pour trouver des solutions durables. Mais l’inquiétude est palpable : en 2019 déjà, 127 emplois avaient été supprimés à Saint-Loup. Les salariés, dont Hassan Jammi (CFDT Parisot), clament haut et fort : « Les salariés veulent continuer à travailler ! » Ils espèrent que cette fois-ci, l’horizon s’éclaircira pour de bon, et que l’activité perdurera pour ces familles du Grand Est.
Écrit par: Seb Debollivier
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