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À Lyon, comme partout en France, la mobilisation est forte. Les défenseurs des free parties montent au créneau. Ils s’opposent fermement au projet de loi RIPOST. Pour eux, ces rendez-vous musicaux sont de véritables bouffées d’oxygène, des lieux de liberté et de gratuité. Un espace culturel essentiel, désormais menacé.
Ce texte, porté par le ministère de l’Intérieur, veut s’attaquer aux « troubles à l’ordre public ». Le projet de loi RIPOST, pour « réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et tranquillité de nos concitoyens », vise large. Il cible notamment l’usage de protoxyde d’azote, les rodéos motorisés… et les free parties. Pour ces événements non déclarés, le ministre pointe du doigt « nuisances importantes » et « dégradations ». La sanction ? Jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour les organisateurs.
Une pilule difficile à avaler pour les adeptes du genre. Camille, manifestant à Lyon, s’inquiète : « Organisateurs, c’est très large. Ça peut être n’importe qui. » Une part d’arbitraire qui fait peur. Pour beaucoup, c’est aussi une volonté de bâillonner un espace culturel unique. Lauretta, artiste techno, le dit simplement : « C’est de la musique libre, on ne fait de mal à personne. Ça nous permet de libérer nos émotions. » Cléo renchérit : les free parties sont « les premières scènes pour devenir un grand artiste ».
Au-delà des sanctions, c’est la liberté elle-même qui est en jeu, estiment les protestataires. Christian, ancien habitué, le confie : « Ma liberté, j’en ai toujours besoin. Mes enfants aiment l’électro. » Et Lorenzo de s’interroger : « C’est le premier pas pour d’autres lois. Après ça, ce sera quoi ? » Une surenchère jugée disproportionnée par Luc : « Trois free parties qui se sont mal passées, ça justifie tout interdire ? Personne ne parle de toutes celles qui se passent très bien. » Un débat qui agite la région.
Écrit par: Seb Debollivier
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