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La « gale de boue », cette maladie qu’on pensait réservée aux chevaux, fait parler d’elle ! Des chercheurs de Barcelone ont découvert des cas chez l’homme, et la France est déjà concernée. Une nouvelle voie de transmission est suspectée : la voie sexuelle. Une information qui interpelle et invite à la prudence, y compris chez nous en Occitanie.
Normalement, la dermatophilose touche nos amis les bêtes – chevaux, moutons, bovins – provoquant des rougeurs et démangeaisons. Mais à l’hôpital Vall d’Hebron de Barcelone, neuf hommes ont développé cette maladie sans aucun contact animal. Leur point commun ? Tous ont eu des relations sexuelles avec d’autres hommes, ce qui a mené les scientifiques à cette nouvelle hypothèse de transmission.
Les symptômes observés étaient légers : petites éruptions, papules ou nodules, surtout sur les parties intimes, l’aine ou les cuisses. Heureusement, tous les patients ont été pris en charge avec une évolution favorable. Les analyses ont même révélé une bactérie un peu spéciale, suggérant une possible nouvelle espèce de Dermatophilus, qui se comporterait différemment.
Pas de panique, les scientifiques rappellent que c’est une infection rare et que le tableau clinique est bénin. Mais ils appellent les professionnels de santé à la vigilance face à certains cas de lésions cutanées. Et tenez-vous bien : au-delà des Pyrénées, des cas similaires ont été repérés chez nous, à Lyon et Paris. La prudence est donc de mise, notamment dans certains réseaux, pour cette dermatose bactérienne inattendue.
Écrit par: Seb Debollivier
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