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À La Grande-Motte, près de Montpellier, l’été rime avec plages bondées. Mais derrière le sable fin et la mer, une lourde facture pèse sur la commune : 250 000 euros chaque année pour assurer la sécurité des baigneurs. Une somme colossale, entièrement supportée par la ville, sans le moindre coup de pouce de l’État, malgré les millions de touristes qui fréquentent le littoral.
Pourtant, cette surveillance est vitale. La récente noyade d’une octogénaire fin mai rappelle la fragilité de la baignade. Jean-Michel Weiss, de la police municipale, le confirme : au-delà des 400 000 euros investis pour moderniser les postes de secours, c’est bien 250 000 euros qui sont déboursés chaque saison. Non seulement pour les habitants, mais surtout pour la foule estivale.
Cette charge financière, la commune la porte seule, et ça ne passe pas ! Les élus locaux ne cachent pas leur amertume face à l’État, qui refuse d’aider les villes littorales. Résultat : impossible d’élargir les périodes de surveillance, même si les premières chaleurs et les risques de noyade augmentent. Les postes de secours ouvriront donc comme prévu, le 18 juin, et pas un jour plus tôt.
Sur le sable, les familles s’inquiètent. « C’est très important, surtout avec les enfants », confie une mère. D’autres souhaiteraient une adaptation du calendrier face aux vagues de chaleur, mais un autre problème se pose : le manque criant de maîtres-nageurs. Une équation complexe où la sécurité des vacanciers dépend toujours du bon vouloir, et surtout du budget, de La Grande-Motte.
Écrit par: Seb Debollivier
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