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C’est une nouvelle qui fait grand bruit dans les Hauts-de-France. Le Front de Rue, un collectif antifasciste bien connu à Lille, est dans le collimateur du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a proposé sa dissolution lors du Conseil des ministres du 3 juin 2026. Une annonce qui vise également un autre groupe, identitaire cette fois, mais qui met en lumière l’action de ce mouvement né en 2025 dans notre région.
Mais qui est ce Front de Rue ? Le collectif se définit comme un groupe antifasciste dont l’objectif principal est de « combattre l’extrême droite ». Les Lillois se souviennent peut-être de leur dernière action médiatisée : le déploiement d’une banderole choc sur le parvis d’Euralille. Un message clair, destiné à interpeller sur les violences racistes. Des actions qui, selon un membre, visent à s’opposer à la montée des idées extrêmes.
La réaction du groupe lillois ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué, le Front de Rue dénonce une « attaque contre l’antifascisme » et estime que cette procédure vise à « faire taire » leur engagement. Une position partagée par Victor Aïtouche, conseiller municipal insoumis à Lille. Pour lui, mettre sur le même plan un groupe fasciste et un collectif antifasciste n’est pas « rétablir la balance », mais plutôt créer une confusion entre des objectifs très différents. Le débat est lancé, et il résonne fort dans les rues de Lille.
Cette proposition de dissolution n’est pas un cas isolé au niveau national. Depuis 2017, une cinquantaine de groupes ont déjà été dissous par décret. Mais pour le Front de Rue et ses soutiens, cette décision concernant un acteur local des Hauts-de-France est un signal fort, et potentiellement inquiétant, pour la liberté d’expression et d’action des mouvements militants dans notre région.
Écrit par: Seb Debollivier
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