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Graulhet, dans le Tarn, est en ébullition ! Un crocodile mécanique de 6 mètres de long, autrefois attraction phare du lac de Nabeillou lors de festivals, se retrouve aujourd’hui au centre d’un débat houleux. La mairie actuelle a choisi de l’exposer en plein centre-ville, sur une remorque de camion, avec un panneau choc : « 250 000 euros, payés avec vos impôts ». L’objectif est clair : dénoncer la gestion financière de l’ancienne municipalité.
Mais cette mise en scène ne passe pas du tout pour Jean-Michel Caillebotte, l’artiste qui a donné vie à cette impressionnante créature. Il dénonce une instrumentalisation politique qui, selon lui, « vide son œuvre de son âme ». Conçu pour être animé et intégré à un spectacle grandeur nature, le crocodile est aujourd’hui « détourné de tout sens artistique », transformé en outil de communication jugée « populiste » par son créateur. M. Caillebotte exprime sa « stupeur » face à cette exposition non consentie.
Au-delà du spectacle insolite, c’est bien la question de l’argent public et de l’instrumentalisation de la culture qui est posée. Si la mairie brandit le chiffre de 250 000 euros, l’artiste conteste ces montants, rappelant les mois de travail et l’implication d’équipes locales. Ce « croco de la discorde » met en lumière les tensions entre art, politique et gestion locale, créant un vrai clivage dans le pays graulhétois. Une pétition a même été lancée en ligne, « la culture n’est pas à brader », pour soutenir l’artiste et le rôle de la culture dans nos territoires.
Écrit par: Seb Debollivier
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