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C’est une décision qui ne passe pas à La Montagne, au sud de Nantes. Alors que deux écoles de la commune s’apprêtent à fusionner pour la rentrée 2026, l’annonce de la suppression de deux postes d’enseignants met le feu aux poudres. Parents d’élèves et élus locaux se mobilisent, qualifiant la situation d’« ubuesque ». Une banderole sur le mur de l’école résume la tension : « La maîtresse doit postuler…pour rester ! ».
Concrètement, la fusion des écoles Joachim du Bellay et Marcel Gouzil, décidée par la ville, entraîne la suppression d’un poste de direction et la fermeture d’une classe. Une enseignante de l’établissement Marcel Gouzil se voit ainsi contrainte de quitter son poste, alors même qu’il existera toujours au sein du nouveau groupe scolaire. Elle devra recandidater, sans aucune certitude de retrouver sa place. « Une école qui fusionne mais des enseignants qu’on écarte ! Où est la logique ? » s’interrogent les parents d’élèves, qui soulignent l’importance d’un personnel soutenu pour une école sereine.
Sabrina Galle, conseillère municipale et ancienne adjointe à l’éducation, suit le dossier depuis deux ans et déplore une situation « instable ». « Il y a beaucoup d’inquiétude, que ce soit du côté enseignant comme du côté des parents et des enfants, puisqu’on ne sait pas pourquoi cette décision a été prise », explique-t-elle. Face au directeur académique, la seule réponse obtenue fut que « les règles ont été suivies ». Un argument qui ne suffit pas à calmer la colère et le sentiment d’« injustice » ressenti par les élus et les familles.
Face à cette situation, les parents d’élèves ne baissent pas les bras. Ils ont formellement demandé un réexamen de la situation au Directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen). Ils insistent sur l’« instabilité importante » générée pour les équipes pédagogiques dans un contexte déjà sensible de fusion, et estiment que ces décisions sont en décalage total avec les besoins réels sur le terrain.
Écrit par: Seb Debollivier
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