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Le tribunal de Metz est le théâtre d’un procès des plus difficiles cette semaine. Un jeune homme de 19 ans est devant la cour d’assises des mineurs pour répondre de faits graves : des viols et agressions sexuelles sur sept jeunes filles de son entourage. Le plus glaçant ? Certains de ces actes auraient été commis alors qu’il n’avait que six ans.
Sur les bancs des parties civiles, on retrouve sept jeunes filles, la plupart accompagnées de leurs parents. Leurs avocates témoignent de leur immense souffrance. « Nos clientes sont inquiètes, stressées, fragiles et abîmées. Elles passent leur temps à faire des séjours en psychiatrie », confie Zakia Ait Ali Slimane, avocate de deux victimes. D’autres, comme les cousines de l’accusé, attendent surtout des réponses et la reconnaissance de leur statut, un fardeau lourd à porter pour des familles qui se sentent coupables.
Les faits, d’une incroyable complexité, se sont déroulés en Lorraine entre 2013 et 2023. L’accusé, né en 2007, aurait agressé sexuellement ou violé deux de ses cousines dès 2013, parfois sous la menace d’un couteau. Plus tard, une camarade de lycée et trois de ses petites amies se seraient également constituées parties civiles, dénonçant des faits similaires. L’enquête a révélé un contexte familial « pathologique », l’accusé ayant pu être témoin de scènes troublantes dès son plus jeune âge.
Face à ces accusations, l’accusé a nié les faits durant l’enquête, déclarant ne ressentir « aucune honte ou culpabilité ». La justice doit jongler avec la complexité de la situation : un mineur de moins de 13 ans au moment des faits bénéficie d’une présomption de non-discernement, mais peut être poursuivi. Pour les actes commis après ses 13 ans, il risque la prison. Le verdict de ce procès hors du commun est attendu vendredi 5 juin 2026.
Écrit par: Seb Debollivier
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