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Les plages bretonnes ont été prises d’assaut ces derniers jours, avec des chaleurs dignes de l’été en plein printemps. Malheureusement, cette affluence précoce rime parfois avec drame : des noyades ont déjà endeuillé notre littoral, comme à Crozon. L’an passé, la région avait connu une forte hausse des décès. La question est désormais sur toutes les lèvres : faut-il étendre la période de surveillance de nos côtes ?
À Sarzeau, commune aux 56 kilomètres de côtes, le constat est clair. Charlène, venue de Redon avec ses enfants, l’affirme : « Il fait de plus en plus chaud, on vient plus tôt. Il faut que les plages soient surveillées plus tôt. » Arnaud, à ses côtés, nuance : « Là où c’est difficile, c’est qu’on ne sait pas quand ces canicules arrivent. » Une complexité qui pèse lourd sur les épaules des communes, car la surveillance est à leur charge exclusive.
Pour Sarzeau, le dispositif actuel, du 3 juillet au 27 août, coûte au minimum 80 000 euros pour quatre plages, sans compter le logement des saisonniers, un vrai casse-tête. Vincent Charlin, 1er adjoint, le confirme. La SNSM, qui forme et recrute ces nageurs sauveteurs, assure pouvoir répondre à une demande d’extension, mais les défis sont de taille. Le recrutement est exigeant et commence dès septembre.
Le problème ne s’arrête pas là. À l’échelle nationale, la Fédération française des Moniteurs Nageurs Sauveteurs alerte : il manquerait 5 000 postes de surveillants. Noëlle Cheneau, maire de Surzur et coprésidente aux sports pour l’Association des maires de France, résume la situation : « On a déjà des problèmes pour la surveillance des piscines. » Un cri d’alarme qui montre l’ampleur du défi pour sécuriser nos lieux de baignade, face à des étés toujours plus précoces et intenses.
Écrit par: Seb Debollivier
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