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À l’approche des vacances, la question de la qualité de nos plages bretonnes refait surface. L’association « Eau et Rivières de Bretagne » monte au créneau. Elle critique ouvertement les campagnes de contrôle sanitaire menées par l’Agence régionale de santé (ARS). Selon l’association, les résultats ne donnent pas toutes les informations nécessaires aux baigneurs sur les risques sanitaires.
Christophe Levisage, vice-président de l’association, ne mâche pas ses mots. Pour lui, le classement des plages bretonnes par l’ARS est insuffisant. Il estime que les paramètres retenus sont « moins stricts » que ceux de l’OMS. Le comble ? Des plages classées en « qualité insuffisante », le pire indice, ne sont pourtant pas fermées. « Comment se fait-il que des plages bretonnes soient classées en qualité insuffisante […] et qu’il n’y ait pas de fermeture de ces plages polluées ? », s’interroge-t-il.
Pourtant, l’ARS Bretagne a récemment annoncé le lancement de sa campagne 2026, affirmant que 98,3% des sites de baignade bretons répondent aux exigences européennes. Une statistique que Christophe Levisage fustige. Pour « Eau et Rivières de Bretagne », l’ARS retient des seuils bien trop faibles. L’association privilégie une approche axée sur les risques sanitaires réels, là où les baigneurs attendent une eau sans danger.
L’association est formelle : les eaux classées en « orange » ou « rouge » par l’ARS, même si elles ne sont pas officiellement jugées dangereuses, contiennent des bactéries et des virus. Ces derniers peuvent provoquer des gastro-entérites, otites, conjonctivites ou cystites. Pour illustrer la subtilité des seuils, elle cite l’exemple d’une bactérie : une concentration à 999 pour 100 000 peut être en « orange », alors que le « rouge » n’est atteint qu’à 1000. Un détail qui change tout pour la santé des baigneurs !
Écrit par: Seb Debollivier
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