Pays de la Loire

Poney dévoré en Maine-et-Loire : Le loup est-il vraiment de retour ?

todaymai 28, 2026 2

Arrière-plan
share close
Poney dévoré en Maine-et-Loire : Le loup est-il vraiment de retour ?

La Romagne, Maine-et-Loire. Le choc est immense pour Violaine Morin et sa famille. Sa fille de 10 ans a découvert le 25 mai dernier leur jeune ponette, âgée d’une dizaine de jours, dévorée dans un champ. « Au milieu d’une mare de sang, mangé », raconte l’éleveuse. C’est la troisième attaque subie par Violaine en deux ans, après deux brebis retrouvées mortes en décembre 2024 et janvier 2025. Une situation qui soulève de vives inquiétudes dans la région.

Pour Violaine Morin, le responsable est forcément un « gros animal ». L’Office français de la biodiversité (OFB) est intervenu, mais leur rapport écarte la piste du loup. « Ils ont des cases à remplir », déplore l’éleveuse. Devant l’ampleur des dégâts – le cou du poney ayant été entièrement rongé – il est difficile d’établir des preuves formelles. Dans un département où la présence du loup est loin d’être admise par tous, la tâche de prouver sa présence est d’autant plus ardue.

Pourtant, la question de la présence du loup n’est pas nouvelle en Anjou. L’association « En quête du loup 49 », fondée par des naturalistes, recense les indices depuis 2021. Une photo avait même permis d’identifier formellement un loup près de Cholet en janvier 2025. Mais depuis, l’OFB est catégorique : « Aucune autre détection de présence du loup dans le Maine-et-Loire » n’a été avérée, selon Frédéric Rozet, chef de service départemental de l’OFB 49. Les analyses génétiques n’auraient jamais identifié l’espèce.

Au-delà de l’identification formelle de l’agresseur, Violaine Morin lance un appel. « Soit c’est un chien sauvage et on le chasse. Soit c’est un loup et il faut mettre les moyens pour nous protéger. » La priorité est de protéger ses animaux, brebis comme poneys. Des caméras installées depuis l’attaque ont montré des renards, mais leurs traces ne correspondent pas à la violence de la première nuit. L’éleveuse attend des solutions concrètes face à cette menace qui plane sur son troupeau.

Écrit par: Seb Debollivier

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania
0%