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C’est un verdict qui met un point final à une affaire choquante. Un ingénieur en informatique de l’Université de Limoges a été condamné à 15 mois de prison avec sursis. Il écope aussi d’une interdiction définitive d’enseigner. En cause ? Le vol de centaines de photos personnelles, souvent à caractère sexuel, dérobées sur les ordinateurs d’étudiants et de collègues.
Devant le tribunal, la parole des victimes a été forte. Deux étudiantes, sans avocat, ont témoigné avec un courage salué par les magistrats. « L’université peut être une échappatoire, mais quand notre intimité est violée, on se sent perdu », a confié l’une d’elles. L’autre a ajouté : « On avait tous profondément confiance, et on a tous été choqués. » Un sentiment de trahison partagé par les 22 victimes identifiées, dont 16 étudiants, 4 enseignants et le conjoint de l’un d’eux.
L’accusé, Rémi C., 51 ans, travaillait sur le campus depuis une vingtaine d’années. Il proposait souvent d’installer gratuitement des logiciels payants sur les ordinateurs des étudiants. C’est ainsi qu’il aurait eu accès aux données. Au total, près de 450 photos et vidéos intimes ont été retrouvées lors des perquisitions. Des clichés pris sans le consentement des personnes, parfois dénudées, en vacances ou en famille.
Face à la justice, l’ingénieur a peiné à donner des explications. Il a évoqué une simple « curiosité », du « voyeurisme, sans volonté de nuire ». Une défense qui n’a pas convaincu. Pour les victimes, le choc reste profond. « Comment a-t-il pu accéder à des photos que j’avais supprimées ? », s’interroge l’une d’elles, « J’ai l’impression que ça va nous suivre. » Une affaire qui marque durablement le campus limougeaud.
Écrit par: Seb Debollivier
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