Auvergne-Rhône-Alpes

Villeurbanne : Le Lycée Brossollette en grève, le ras-le-bol des classes à 35 !

todaymai 22, 2026 1

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Villeurbanne : Le Lycée Brossollette en grève, le ras-le-bol des classes à 35 !

Ça bouge du côté de Villeurbanne ! Ce jeudi, le Lycée Brossollette a vu une bonne partie de son personnel se mobiliser. Près de la moitié des enseignants et la totalité des surveillants étaient en grève. La raison ? Un ras-le-bol général face à des conditions de travail dégradées. La principale revendication : des classes surchargées, avec parfois jusqu’à 35 élèves. Une situation qui, selon les grévistes, impacte directement la qualité de l’enseignement.

Pour Hugo Dorgere, professeur d’anglais et porte-parole, c’est clair : « C’est devenu la norme dans cet établissement. » Il dénonce un « traitement industriel des usagers du service public ». Une vision partagée par les élèves eux-mêmes. Juan, lycéen, le reconnaît avec un petit sourire : « C’est un peu le bordel. » Difficile de suivre en classe entière quand certains veulent travailler, d’autres non. Le jeune homme dit « comprendre » la grève de ses profs.

Mais les classes bondées ne sont pas le seul souci. Le Lycée Brossollette fait aussi face à un manque de personnel médico-social. L’infirmière scolaire a manqué à l’appel pendant des mois. Une situation qui a eu des conséquences concrètes : récemment, après un jet de lacrymogène, c’est la vie scolaire qui a dû gérer l’urgence médicale d’une élève asthmatique, faute de personnel qualifié. Une charge de travail supplémentaire pour des équipes déjà sous pression.

Face à ce constat, les grévistes ont une demande forte : l’intégration de leur lycée au dispositif d’éducation prioritaire (REP). L’objectif est simple : réduire les effectifs à 32 élèves par classe. Coralie Vienot, enseignante, le souligne : « Avec autant d’élèves, on a du mal à prendre en compte les situations particulières, notamment celles des élèves en situation de handicap. » Pour elle, impossible de leur offrir les conditions nécessaires. Un paradoxe quand on sait que ce dispositif existe déjà pour les écoles primaires et collèges des quartiers populaires. Les grévistes militent pour que l’enseignement reste « quelque chose d’humain » et « compatible avec un travail de qualité » pour tous.

Écrit par: Seb Debollivier

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