Normandie

Justice Pour le STO : Un Normand Devant les Prud’hommes 85 Ans Après

todaymai 21, 2026 1

Arrière-plan
share close
Justice Pour le STO : Un Normand Devant les Prud'hommes 85 Ans Après

Le tribunal des prud’hommes de Rouen (Seine-Maritime) s’apprête à rendre une décision majeure. C’est en mai 2026 que l’affaire sera jugée. Au cœur du débat : l’histoire d’Émile Gosselin, un Normand d’Oissel. Il fut forcé de travailler quatre ans en Allemagne nazie, dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO). Son petit-fils, Damien, mène ce combat. Il veut faire reconnaître un « crime contre l’humanité ».

Pour Damien Gosselin, 42 ans, l’histoire de son grand-père était un « secret de polichinelle ». Émile, dès 1941, a été conducteur de four ou maçon pour des entreprises allemandes. Comme lui, plus de 600 000 Français ont été contraints au travail forcé. Ils travaillaient dans des conditions terribles, sans salaire. Émile est rentré en Normandie très affaibli. Il avait perdu des dents, du poids et souffrait d’un pneumothorax.

La famille a déjà été indemnisée de 10 000 euros. Mais Damien Gosselin ne s’est pas arrêté là. Il est épaulé par Me Emmanuel Ludot, un avocat spécialisé. Ce dernier défend l’idée que le travail forcé est de l’esclavage. Et l’esclavage est un crime contre l’humanité, donc imprescriptible. L’avocat vise les prud’hommes, pas les tribunaux administratifs.

Me Ludot réclame justice. Il demande 144 000 euros pour les salaires non versés. S’ajoutent 500 000 euros de dommages et intérêts. Ces sommes sont réclamées à quatre entreprises allemandes. L’objectif est clair : faire reconnaître le travail forcé comme un crime et obtenir réparation. Un combat pour la mémoire, 85 ans après les faits.

Écrit par: Seb Debollivier

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania
0%