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Rassemblement tendu ce mardi 19 mai place Reggio, à Bar-le-Duc. Les militants anti-nucléaires ne décolèrent pas. En cause : le calendrier de l’enquête publique pour le projet Cigéo, le futur centre d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure. Initialement prévue pour l’automne, l’enquête a finalement été lancée dès ce lundi 18 mai, prenant tout le monde de court.
Pour les collectifs comme Stop Cigéo et le CEDRA 52, cette décision est une véritable « mascarade ». Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’étonner. Le Comité local d’information (Clis) et le Haut Comité pour la transparence regrettent un manque total de concertation. « Le dossier est incomplet », s’insurge Angèle, membre de la coordination, pointant du doigt l’absence de rapports parlementaires cruciaux pour éclairer les citoyens.
Derrière ce coup d’accélérateur, les opposants voient une manœuvre politique. L’objectif serait de signer le décret de création de Cigéo avant les prochaines élections présidentielles. Pour Juliette Geoffroy, représentante du CEDRA 52, le gouvernement craint qu’une alternance politique ne remette le projet en question. Les manifestants réclament également la traduction du dossier pour les pays frontaliers, comme la Belgique et l’Allemagne.
Malgré la mobilisation, la nouvelle préfète de la Meuse, Anne-Florence Canton, ne remet pas en cause l’arrêté de son prédécesseur. Le bras de fer continue dans le Grand Est, où la population reste très partagée sur l’avenir de son sous-sol.
Écrit par: Seb Debollivier
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