Occitanie

Dans l’Hérault, le roller derby fait vibrer les pistes et les identités

todaymai 4, 2026

Arrière-plan
share close
Dans l’Hérault, le roller derby fait vibrer les pistes et les identités

Ni tout à fait du sport de combat, ni vraiment de la danse : le roller derby mélange les codes et ça plaît. Né aux États-Unis dans les années 40, porté à l’origine par des femmes ouvrières, il est arrivé en France au début des années 2000 avec une vraie dimension militante. Sur les patins, les équipes se bousculent, se bloquent et avancent à coups de stratégie, dans une ambiance très collective.

Ce week-end, le championnat régional organisé à Saint-André-de-Sangonis, au nord de Montpellier, a rappelé à quel point la discipline est spectaculaire. Deux équipes de cinq joueuses et joueurs s’affrontent sur un anneau de vitesse, avec des sorties de piste fréquentes, des contacts musclés et des enchaînements qui demandent autant d’équilibre que de sang-froid. Le tout reste très encadré, loin de l’image d’un simple chaos sur roulettes.

« C’est militant », résume Pain In Ziass, membre de l’équipe d’Albi. Dans les vestiaires comme sur la piste, le roller derby crée un espace à part, où l’on construit ses propres règles, son propre collectif et même son identité. Beaucoup choisissent d’ailleurs un pseudo, histoire de laisser de côté nom civil et genre civil pour se réinventer au sein du groupe.

Ce climat explique en partie pourquoi le roller derby attire depuis longtemps les minorités sexuelles et de genre, mais aussi de nombreuses femmes cisgenres. Popularisé en 2009 par le film Bliss, le sport a gagné en visibilité et continue de grandir. En France, on compte désormais environ 4 500 licenciées, 120 ligues et près de 250 équipes. Et dans l’Hérault comme ailleurs, la formule continue de faire mouche.

Écrit par: Seb Debollivier

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania
0%