Nouvelle-Aquitaine

Oradour et Belchite : deux villages martyrs qui font bloc pour garder la mémoire vivante

todaymai 4, 2026 3

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Oradour et Belchite : deux villages martyrs qui font bloc pour garder la mémoire vivante

Oradour-sur-Glane et Belchite ont en commun une blessure profonde. Ce vendredi 1er mai, en Haute-Vienne, les deux villages martyrs ont scellé un peu plus leur jumelage lors d’une cérémonie placée sous le signe du souvenir et de la transmission.

Oradour reste marqué par le massacre du 10 juin 1944, quand les nazis ont assassiné 643 personnes. De son côté, Belchite, près de Saragosse, a été détruit en 1937 pendant la guerre civile espagnole. Deux drames différents, mais une même volonté : ne pas laisser l’histoire s’effacer.

La matinée a débuté par le dévoilement d’une plaque reliant les deux communes, en présence de représentants français et espagnols. Un geste simple, mais fort, pour rappeler les liens qui unissent ces territoires séparés par plus de 700 kilomètres.

Ce jumelage prend aussi une résonance particulière à Oradour. Le jour du massacre, plusieurs familles espagnoles étaient présentes dans le village. « C’est encore symbolique aujourd’hui », rappelle Benoît Sadry, président de l’Association des familles des martyrs d’Oradour, en évoquant ces 19 victimes espagnoles intégrées au drame.

Aux côtés de la délégation venue de Belchite, Agathe, petite-fille de Robert Hébras, a porté cette mémoire avec émotion. Désignée par son grand-père pour continuer son message, elle incarne désormais ce relais entre générations : racontons, pour que l’oubli ne gagne jamais.

Écrit par: Seb Debollivier

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